DE LA PERTE DU CORPS A LA RECONSTRUCTION DE L’HUMAIN
Bernard DEVISME, artiste peintre et sculpteur est inclassable. Son travail depuis 1970 fusionne des tendances diverses qui vont du
Figuratif à l’Hyperréalisme en passant par l’Abstrait. Le cœur de son œuvre est la condition, les contradictions, les aberrations
mais aussi les aspirations de l’ETRE HUMAIN.
La découverte de « LA DIVINE COMEDIE » de Dante nourrit son travail depuis les années 1990. On trouve d’abord des éléments
identifiables (échelles, barreaux, degrés) et des personnages qui deviennent plus stéréotypés. Suspendus, en chute libre ou en
groupe, les corps sont en perdition ce que Dante nomme «la perte du corps».
Dès 2000 les personnages se recomposent par le biais de circuits et de morceaux de corps empruntés au patrimoine artistique
mondial (sculptures). Ce travail sur l’Humain transgresse les codes habituels en mêlant patrimoine génétique et patrimoine culturel.
Bernard DEVISME a imaginé et mis en scène picturalement les greffes de visage bien avant que l’Homme n’y parvienne !.
Les prouesses chirurgicales mènent à la perte d’identité pour l’Homme : l’inachevé humain en perpétuelle mutation.
Bernadette TRAQUET septembre 2010
Le travail de Bernard DEVISME fusionne des tendances diverses qui vont du Figuratif à l’Hyperréalisme, du Surnaturel à
l’Abstrait, depuis plus de 45 ans.
Depuis 1990 il s’est nourrit passionnément de «La Divine Comédie» de DANTE et a enrichit sa peinture en puisant dans les
thèmes «La Perte du Corps» et «Le Lait des Muses». Il dissèque encore aujourd’hui la condition, les contradictions, les
aberrations mais aussi les aspirations de l’ÊTRE HUMAIN.
Depuis les années 2000 les différentes séries : les Maltraités, les Anomalies, les Greffes, les Humanoïdes, Endroit-Envers,
les Gorgonéions, l'intégration de formes hétérogènes qui traitent de ces apports et contribuent à créer un univers surnaturel,
permanent au Moyen Âge, s'évade de plus en plus vers des régions lointaines et chimériques.
Son travail évolue sur un terrain complexe avec l'éclosion de figures humaines extraites de l'actualité composées de ses
monstruosités qui s'affirment en ranimant ses formes primitives, antiques par le biais de faux collages en «noir et blanc»
reprenant des morceaux de sculptures du Patrimoine Mondial en les enrichissant de formes nouvelles.
Le fléchissement de l’équilibre naturel vers des créatures difformes et l’interprétation d'un monde factice à l’intérieur d’un
monde réel alimentent l'éveil de songes tourmentés, de convulsions et de remous non dénués de fantaisie et d’humour.
Bernadette TRAQUET février 2011